Emmanuelle Castellan



Du 12/09 au 24/10/2009/galerie Françoise Besson

Il arrive de préférer le désert

Gwilherm Perthuis

« Quelque chose est sorti de l’ombre, mais son apparition gardera intensément cette trace d’éloignement ou de profondeur qui la voue à une persistance du travail de la dissimulation[1] ».

Marcher dans un espace désert, avancer seul à l’écart des mouvements incessants et brutaux du monde contemporain, et pouvoir ainsi se retrouver soi même, stimuler sa propre conscience pour en révéler une matière mémorielle. Le désert offre une profondeur illimitée en terme spatial et physique, qui conduit à une exploration abyssale du moi, propre à faire émerger les souvenirs d’endroits, d’instants, de circonstances, de formes tous structurés par des images mentales, matière immatérielle nécessaire à l’ébauche du travail artistique d’Emmanuelle Castellan. Le mirage est l’une des formes iconiques attachées au thème du désert. Il consiste en une image apparente trompeuse, illusoire, qui s’évanouit progressivement lorsqu’on tente de s’en rapprocher physiquement. L’illusion optique tombe quand on cherche à la saisir, l’image flottante au-dessus de la ligne d’horizon ne résiste pas à la quête menée par l’explorateur. La question du mirage permet de questionner la pratique picturale elle-même qui peut charmer le regard, le séduire, mais que la tentative de rapprochement peut anéantir. L’image du mirage dans le désert pose le problème de la distanciation dans la peinture d’Emmanuelle Castellan. La distance est par ailleurs très étroitement liée au cadre de monstration de l’œuvre qui tient un rôle très particulier dans son travail.

Le médium peinture a toujours été pensé, conçu et adapté pour un emplacement, un espace aux propriétés spécifiques avec lequel elle réagit, et qui va conditionner sa lecture. Les premières traces et empreintes peintes dans les cavités ou grottes préhistoriques étaient déjà positionnées extrêmement précisément. Depuis l’antiquité, les différentes modalités d’expressions en peinture sont guidées par la spatialité du lieu qui l’accueille : que ce soit pour les fresques pompéiennes, le décor mural michelangélesque, ou le retable de Grünewald, qui résultent dans chaque cas d’une analyse des caractères architectoniques et volumétriques des espaces…

La question de l’endroit de la peinture est fondamentale dans l’oeuvre d’Emmanuelle Castellan. L’ensemble de sa production est une remise en cause permanente de l’autonomie de la toile tendue sur le châssis, une contestation de l’étanchéité du tableau qui s’inscrirait dans une suite linéaire de productions, et plutôt un développement ramifié d’images qui débordent du cadre, qui se répandent ou s’étalent sur les cimaises, pour se reconstruire sans cesse différemment dans d’autres espaces à partir d’un fond commun. Pour la plupart des artistes, les deux principaux lieux de la peinture que sont, celui de l’atelier, du travail, de la recherche, du mûrissement de l’œuvre, puis celui de l’espace d’exposition, de la monstration, du dévoilement, ne s’interpénètrent pas et sont conçus comme deux zones habitées successivement par les œuvres. Pour Emmanuelle Castellan, l’atelier investit la galerie où elle intervient directement sur les murs pour créer des écrans qui prolongent les grandes toiles accrochées. Le travail in situ particularise les travaux présentés et met en scène la pratique picturale dans l’exposition : les aspérités du mur, l’imperfection d’une surface, les conditions de réalisation de la peinture dans le lieu, sont autant de paramètres qui révèlent les spécificités de chaque atelier éphémère hors les murs. Ces conditions enrichissent l’œuvre, la diversifie, et donnent une dynamique à la peinture, même si la réalisation est parfaitement projetée intellectuellement par l’artiste qui déroule dans le centre d’art ou la galerie, un processus fixé graphiquement dans des carnets. La peinture est inscrite dans une temporalité : un tableau peut être exposé successivement dans plusieurs lieux aux morphologies très contrastées et être ainsi développé par des peintures murales relativement différentes. La peinture comme objet en soi, transportable, déplaçable d’une cimaise à l’autre, gagne en densité par sa dissolution dans la morphologie d’un espace. Les châssis sont à ce titre très minces afin qu’ils puissent se fondre dans le mur et intégrer le dispositif éphémère de l’exposition. Par son exploitation picturale du lieu et l’investissement proposé par le jeu d’écrans de peinture, Castellan parvient à repousser les limites du médium et à rejouer perpétuellement, dans chaque accrochage, sa place en terme de propagation spatiale.

Les toiles de grandes dimensions sont souvent travaillées par couches successives de peinture acrylique, dans une facture désinvestie, qui en se superposant révèlent des motifs recouverts et permet des transparences et des vibrations entre surfaces colorées. Le geste non contraint fixe la matière sans trop en faire, pour seulement ancrer le sujet sur la toile et le mettre en perspective dans un système alliant apparition et dissimulation, surface et enfouissement. L’écran composé sur le mur permet ainsi dans Fondu enchaîné de le creuser et de pénétrer dans l’espace en lui donnant une épaisseur, une profondeur. L’image peinte (une maison) qui émane d’une photographie est projetée dans l’angle de la galerie pour s’enfoncer dans le lieu et absorbe le regard. En opposition, Réflexions affirme l’importance de la surface, à la fois par son traitement plastique que par son sujet. La peinture apparaît très distinctement et fonctionne sur un régime d’apparition en direction du spectateur. Toutefois, le type d’appareil photographique représenté, objet désuet qui n’est plus utilisé aujourd’hui, nous projette métaphoriquement dans une histoire de la représentation qui confronte le cliché photographique, outil référentiel utilisé par Emmanuelle Castellan, et la peinture, dont l’artiste ne cesse d’explorer sa position par rapport au réel. Par ailleurs, l’appareil photographique compte parmi les images récurrentes et résurgentes qui apparaissent régulièrement dans ses œuvres. Un répertoire iconographique mental qui est composé de représentations valant avant tout pour leur rôle plastique dans la fixation de la projection : l’objet extirpé au réel la consolide. Les images reviennent périodiquement, sans s’inscrire dans la logique des séries, et subissent des variations, comme cette grande bâtisse qui émane des strates de Fondu enchaîné et qui est traité radicalement différemment dans Sans fond avec un unique passage recouvrant à peine la toile. La projection mentale agit aussi par référence au cinéma : certains motifs peints semblent fantomatiques, comme tirés d’un négatif d’une bobine de film.

Dans la suite de huit petits tableaux Champs de bataille, qui se détache en ligne sur un écran peint à la bombe, définissant une nébuleuse planétaire, le motif constitué de quelques troncs d’arbres déstructurés et à peine esquissés subit des variations sur le thème d’un désert de l’espace. Un ensemble de paysage lunaire ou martien qui contraste avec l’approche habituelle du paysage plus terre à terre (milieux aquatiques, forêts, façades, jardins…). La série qui leur fait face, Chambre d’hôtel, explore avec une économie de moyens l’univers restreint et confiné d’une chambre d’hôtel. La peinture est mise en abîme par la représentation d’un cadre accroché sur un mur fissuré et détérioré : son rôle de pansement du réel qui masquerait le vrai est mis en scène.

Que ce soit pour lire une suite de tableaux ou pour comprendre la complexité d’une pièce diffuse dans les murs de la galerie, les œuvres d’Emmanuelle Castellan invitent le spectateur à la mobilité et à la déambulation. C’est par une appropriation de l’espace que la peinture vient au regard et qu’elle le happe, le spectateur étant pris dans un double mouvement d’absorption et de rayonnement.

[GP]





1. Georges Didi-Huberman, Ce que nous voyons, ce qui nous regarde, Paris, Minuit, 1992, p. 181.

Il arrive de préférer le désert


"fondu enchaîné": acrylique sur toiles, 220x210cm, 220x240cm, et peinture murale, 2009.






"sans fond": acrylique sur toile, 220x240cm, 2009.




"verrouillée": acrylique sur toile, 140x150cm, 2009.

"mais de l'or, il n'y en eut point": acrylique sur toile, 160x180cm, 2009.


"chambre d'hôtel": acrylique sur toile, 50x70cm, 2009.


série "chambre d'hôtel": acrylique sur toile, 4x40x50cm, 2009.


série "champs de bataille": 8x20x30cm, 2009.

série: encres sur papier rodia, 14x19cm, 2009.

"bibelots"




"souffre"




"sans titre"




"nu"



"panneau"




"obstacle"



"sans titre"


"sans titre"




"sans titre"




"sans titre"

"garage"



"forêt"






"Karl"



"la lampe"




"orchis"





"sans titre"




"sans titre"




"sans titre"



"sans titre"


"C'était hier", Interface, Dijon


Image, couleur, lumière définissent les spécificités de la peinture. Sur toile, sur mur ou papier, Emmanuelle Castellan explore les « espaces de la peinture » en prenant en compte les champs de la représentation, de la matérialité et de l'immatérialité que présuppose ce médium.

"Travaillées au mur, mes peintures sont considérées comme des écrans, elles sont des projections qui ont en mémoire leur propre disparition. « (...) La disparition est déjà inscrite dans l'acte de peindre. (..) Je cherche à saisir des choses, parfois tout à fait périphériques, qui m'ont cependant imprégnée.(..). Finalement, il ne me semble pas épuiser l'image mais plutôt la faire basculer ailleurs. » Extrait de l'entretien entre E.Castellan, Brigit Meunier et Martine Michard en mai 2008.

L'artiste expérimente l’ in situ dans le sens où son travail s'étend directement sur les murs. D'abord compris comme un geste de liberté, cette pratique inscrit sa peinture dans l'espace temps. Traditionnellement dite plate, celle-ci entre alors en scène. Tel un scénariste, Emmanuelle Castellan étudie le rythme, la densité des coloris, les contraintes spatiales, la lumière, sélectionne les prises de vues. Bien que l'image ne soit que l'élément de base de sa peinture, celle-ci en est aussi l'acteur principal. Apparaissant sous différents plans, elles s'enchaînent, induisant ainsi le déroulement de la visite. (Parallèlement aux projets d'exposition échelle un, l'artiste expérimente les systèmes de

déplacement dans l'espace à partir de maquettes. Conçus comme des projections mentales, ces bricolages font partis de son cheminement. Anne Malherbe dit de ces maquettes que "leur principe fait songer à ces appareils optiques, les stéréoscopes, qui tiennent dans la main, et sur l'objectif desquels on ajuste le regard pour voir alors se déployer tout un paysage.")

De même que la réminiscence nous apparaît floue, les images d'Emmanuelle Castellan sont évanescentes, recouvertes d'un voile, à la lisière du visible. Certaines peintures, à la limite du monochrome portent en elles les signes du sfumato des peintures italiennes du quattrocento. Dans La nuit tombée, les formes émergent peu à peu d'une pénombre mystérieuse. Comme si le révélateur photo s'était arrêté, le paysage reste à l'état de suggestion, laissant le spectateur faire son cinéma ou pas.

Nadège Marreau












Encres sur papier

"sans titre": 150x160cm, encre argentée sur papier canson. 2009.




"sans titre": 150x180cm, 2009.




"sans titre": 150x160cm, 2009.




"vue": 150x180cm, 2009.




"pâle": 150x180cm, 2009.




"sans titre": 150x170cm, 2009.




"écran": 150x170cm, 2009.




"parcours": 150x120cm, 2009.




"pop": 150x170cm, 2009.




"désert": 75x100cm, 2009.





"sans titre": 80x100cm, 2009.




"planche": 150x170cm, 2009.



"sans titre": 150x170cm, 2009.




"sans titre": 150x170cm, 2009.





sans murs ni fenêtres

Chez Emmanuelle Castellan, la peinture est extensive : non limitée aux frontières de la toile, la peinture vient se poser partout où l’artiste entend ouvrir un nouvel espace, aussi fugace qu’il puisse être.
Pour la plupart, ces représentations relèvent du paysage : campagne, bouts de jardin, angles de parc, étangs, vues de façades. Parfois il s’agit d’intérieurs (granges, fragments d’appartement). Ce sont des espaces d’apparence généralement floue, indéterminée et délavée.

Pellicule de peinture

Ce sont aussi des espaces suspendus car non matérialisés par l’objet tableau : évanescents, ils apparaîtront ainsi sur la transparence d’un rideau de plastique ou sur une portion de mur. Les choses se passent comme si, par exemple, le badigeon blanc du mur s’était délité, permettant à une couche inférieure de peinture (une vue aux contours flous) de se révéler, ou, dans d’autres cas, comme si, au sein d’un contour bien délimité, l’image picturale, formant une fine surface, était un film projeté.
La peinture, chez Emmanuelle Castellan, ne recouvre jamais entièrement la surface où elle est posée, évitant ainsi d’imposer sa fiction. Elle s’inscrit plutôt dans l’espace sous la forme d’une pellicule discrète, une apparition quasi fantomatique, la possibilité fugace d’une autre réalité. L’usage de la peinture à la bombe, notamment, rend compte de la volonté de faire naître l’espace pictural comme on essuierait partiellement la buée d’une fenêtre.
Parfois, non représentative, la peinture dégouline sur les fenêtres et les murs. Elle marque par là sa fondamentale matérialité capable, à volonté, de faire et défaire l’image (qui a assisté au détoilage d’une peinture s’aperçoit que l’enchantement s’évanouit à mesure que la toile se détend). En même temps, ces traces colorées attestent l’existence possible des images qu’elles contiennent en germe, susceptibles de venir troubler l’espace réel. L’artiste s’affirme comme prestidigitateur — et la magie qu’elle pratique n’est pas éloignée de celle du projectionniste qui fait apparaître à sa guise l’image sur l’écran.
Les oeuvres sont ainsi présidées par une conscience propre au Baroque (malgré leur aspect ténu contraire à cette esthétique) : celle de l’impermanence des choses et de l’illusion des apparences.

Conscience

Les compositions semblent adopter le point de vue d’un regard flottant, qui ne distingue du paysage que quelques amorces. Ce sont les éléments que l’oeil conserve lors de la traversée des choses.
Lorsque l’on sait qu’Emmanuelle Castellan part de photographies ou de films qu’elle réalise elle-même au cours de déambulations, on peut déduire que ce que retient sa peinture, c’est ce qui persiste dans la conscience une fois que celle-ci a évacué ce qui lui est inutile, c’est-à-dire la majorité des détails qui l’environnent.
A son sujet, on peut ainsi parler de peinture-filigrane.
Parfois on peut avoir l’impression qu’il ne s’agit que de reflets dansant dans le brouillard, ou bien qu’une vitre s’interpose entre le spectateur et le paysage (vitre elle-même porteuse de signes et de rayures), ou encore que la seule consistance des choses se situe dans l’air palpable. La peinture, comme la conscience, cristallise des éléments non objectifs et précaires, où rêverie, rêve et réalité se mêlent, comme des calques superposés.

Déplacements

Si elles proviennent d’une déambulation, ces peintures obligent aussi au déplacement. Tel est le cas encore avec les maquettes inventées par l’artiste. Il s’agit de petits présentoirs en carton à l’apparence simplement bricolée et disposés dans l’espace. S’y agencent, selon un dispositif variable, des vues de toute petite dimension. Le spectateur s’approche de ces échappées, que leur présence modeste et clignotante fait risquer de manquer, et, au plus près d’elles, oubliant la réduction d’échelle, il s’abîme dans le paysage. Leur principe (mais non leur fonctionnement) fait songer à ces appareils optiques, les stéréoscopes, qui tiennent dans la main, et sur l’objectif desquels on ajuste le regard pour voir alors se déployer tout un paysage.
La peinture est une invitation à traverser l’espace, à franchir les apparences de la matière, à glisser le long des changements d’échelle, et à modifier notre conscience.

Emmanuelle Castellan n’est pas seule à réaliser des peintures où la représentation et la matière se mettent mutuellement à mal. Marc Desgrandchamps éprouve lui aussi leur résistance réciproque dans des oeuvres où figures, végétation, immeubles se soumettent à une irrémédiable perte de consistance, tandis que le médium affirme son pouvoir destructeur. On peut aussi penser à un artiste allemand comme Tom Fabritius ou bien encore à Adam Adach, et à leur façon de déréaliser les scènes. Dans ces deux cas, l’image perd sa substance à mesure qu’elle dépose son contenu dans un passé historiquement obsolète.
Cependant, étrangères à la nostalgie, voire à l’aspect morbide qu’on trouve chez ces artistes, la légèreté et l’évanescence, chez Emmanuelle Castellan, correspondent à un sens du mystère, celui de la question de la vie, de sa fragilité et de ce qu’elle contient d’irréductiblement précieux. L’émotion vibre sous les couleurs (violence d’une nature instable ou tendresse de la lumière du matin). Souvent, cependant, le mouvement de la marche comme celui du regard convergent vers un point de fuite ou vers un horizon vide (limite inéluctable de la peinture), dans lequel l’image s’engloutit.

cv

Emmanuelle Castellan
Née en 1976
Vit et travaille à Toulouse

Expositions personnelles

-"il arrive de préférer le désert": galerie Françoise Besson, Lyon, 2009.
-"c'était hier": galerie Interface, Dijon, 2009.
-« Tout va disparaître » : le bbb, Toulouse. 2008.
-« Des jours étranges »: la Résidence, Dompierre-sur-Besbre. 2007.


Expositions collectives

-Scope, foire d'art contemporain, Bâle, Galerie Françoise Besson, 2009.
-« Rencontres n°32 » : La Vigie, Nîmes, 2008.

- Le Grand Atelier, École des Beaux-Arts de Clermont-Ferrand. 2008.
- SOFF, village underground, Galerie Françoise Besson, Londres, 2008.
-« Printemps de Septembre »: Musée des Abattoirs, Toulouse. 2007.
-« D’autres murs »: expositions itinérantes, le bbb, Toulouse. 2007.
-« Paysage »: Espace Croix Baragnon, Toulouse. 2007.
-« cosy »: galerie l’Inventaire, Montauban. 2006.
-«Chez Catherine » : participation à l’exposition de Myriam Richard, Musée Calbet, Grisolles. 2006.
-« Ping peng pong »: galerie l’Inventaire, Montauban. 2006.
-« Peintures contemporaines » , artothèque du bbb : galerie de l'École Renan, Toulouse. 2005.
-Martine Damas, Virginie Loze, Emmanuelle Castellan: Association Intervalle, Écuries du Palais des Évêques, St Lizier. 2005.
-« Première 99 »: Centre d’art contemporain de Meymac. 1999.
-« Permis de construire »: École des Beaux-Arts de Clermont-Fd. 1999.
-Biennale du livre d’artiste: Saint Yrieix. 1999.
-DNSEP: Le Creux de l’Enfer, Centre d’art contemporain de Thiers. 1999.


Résidences d’artiste:
-Kulturamt Düsseldorf, 2009.
-Résidence d'artiste, Chamalot, Corrèze, 2009.
-Maison Daura, Saint Cirq Lapopie, parrainée par la Maison des Arts Georges Pompidou, Cajarc, septembre décembre 2007.
-Dompierre-sur-Besbre, janvier mai 2007.
-Chantier n°3, Espace des Arts, Colomiers, 2006.


Editions:
-« Tout va disparaître »: coédition Maison des Arts Georges Pompidou, Cajarc, et le bbb, Toulouse, 2008.
-Edition limitée de 300 lithographies: convention de mécénat entre la Maison des Arts Georges Pompidou et @.com, société d’experts comptables, 2008.
-« Wheeeel, jeune scène française »: catalogue du festival Le Printemps de Septembre, 2007.
-« Des jours étranges »: 1, 2, ...4 éditions, 2007.
-« Paysages »: Espace Croix-Baragnon, Mairie de Toulouse, 2007.
-« Ping Peng Pong »: édition limitée, l’Inventaire, Montauban, 2006.

Articles:
-Artpress n°340, le Printemps de Septembre, B. Marcellis, décembre 2007.
-Le Monde, le Printemps de Septembre, P. Dagen, septembre 2007.
-Le Figaro, septembre 2007.
-Parcours des Arts, septembre 2007.

aides/bourses:

-Aide à l'acquisition de matériel, DRAC Midi-Pyrénées, 2005.
-Atelier d'artiste de la Reynerie, DRAC Midi-Pyrénées, 2003-2005.
-Lauréate du 1er Prix du Mécénat Culturel 2007: Chambre de Commerce et d’Industrie, DRAC Midi-Pyrénées.

Collections :

-Fondation Colas.
-Collection Besson-Gabet.
-Artothèque du Lot.
-La Compagnie, association de collectionneurs, Toulouse.
-Marie-Thérèse Perrin.